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lundi 25 décembre 2017

La Marche de l’Histoire : La religion des Grecs

L'émission de Jean Lebrun nous fait explorer l'histoire pendant 30 minutes...

jeudi 21 décembre 2017 :

Le polythéisme grec

avec Vinciane Pirenne-Delforge, historienne, directrice de recherche au Fonds de la Recherche Scientifique et professeure au Collège de France.

voir la fiche sur cette émission.

Pour écouter...

samedi 17 décembre 2016

Ne pas bouger d'un iota


Iota ? Quoi, iota ! Iota quoi ? Iotaxplique ! Pour le savoir, clique ici !

mercredi 8 juillet 2015

La Marche de l'Histoire : Jean-Pierre Vernant

L'émission de Jean Lebrun nous fait explorer l'histoire pendant 30 minutes...

lundi 29 juin 2015 :

Jean-Pierre Vernant, de la Résistance à la Grèce ancienne

avec François Hartog, historien.

voir la fiche sur cette émission.

Pour écouter :

mardi 29 avril 2014

En grande pompe


Si vous croyez que cette expression a un rapport avec les chaussures, cliquez ici !


illustration : scène de mariage "en grande pompe", où huit musiciens se dirigent vers la maison de la mariée. Pyxide à figures rouges, 430-425 av. J.-C. (Musée archéologique de Thèbes)

dimanche 1 décembre 2013

Les oracles de la Pythie


Il est à peu près certain qu'avant de descendre dans l'adyton, la Pythie buvait l'eau de la Castalie et mâchait des feuilles de laurier. C'était peut-être un genre de communion. Elle purifiait sa bouche et son esprit. Il semble que la cuvette supportée par le trépied contenait des osselets ou des fèves qui l'aidaient à trouver la bonne réponse lorsque la question était simple. On peut raisonnablement penser qu'il y avait deux fèves, correspondant aux deux réponses possibles, et qu'elle secouait le trépied pour faire tomber l'une des deux hors de la cuvette. Comment faisait-elle pour les distinguer ? J'ai aperçu un sac de fèves à l'entrée d'une épicerie, pas loin d'ici. Le marchand m'a dit que les fèves, qui sont presque blanches quand elles sont fraîches, deviennent noires en se desséchant. Disons donc que la Pythie utilisait une fève fraîche et une desséchée.
Les questions étaient généralement simples : elles étaient posées par des particuliers qui cherchaient à savoir s'ils devaient se marier, prendre le bateau, s'expatrier, accorder un prêt, cultiver la terre. Selon Plutarque, l'epsilon pourrait désigner la conjonction ei, si, qui introduisait toutes ces questions. Quand on l'interrogeait sur des sujets importants, la Pythie faisait un effort particulier. Elle répondait en vers et de façon énigmatique. Lorsqu'elle recommande aux Athéniens de se protéger des Perses derrière un rempart de bois, elle fait allusion à leur flotte. En annonçant aux Romains qu'ils devront combattre tous les peuples à la fois, elle prévoit l'insurrection de leurs esclaves qui avaient effectivement des origines très diverses. Les oracles de la Pythie étaient extrêmement populaires dans l'Antiquité, on les commentait largement, on les imitait volontiers. On se moquait de Crésus qui n'avait pas compris que l'empire dont la destruction lui avait été annoncée par la prophétesse était le sien. La Pythie répondait et ne répondait pas aux questions. Elle proposait des solutions en forme de problèmes.
Vassilis ALEXAKIS, La Langue maternelle, Fayard, 1995

dimanche 24 novembre 2013

L'antre de la Pythie


Il existe un feu plus petit, qui brûle perpétuellement à l'intérieur du temple, sur l'autel d'Hestia. Il est entretenu avec du bois de sapin et des branches de laurier. On utilise le soleil, symbole d'Apollon, et un miroir parabolique en bronze pour le rallumer quand il s'éteint par accident. Je me souviens du soin avec lequel nous avions essayé de garder vivante la flamme de nos cierges la nuit de Pâques, en revenant chez Théodoris. L'intérieur du temple est plutôt obscur. Il est éclairé essentiellement par l'ouverture de la porte, comme les églises. La Pythie officie au fond de la salle, dans sa partie la plus sombre. Elle est installée dans un petit espace carré, profond d'un mètre environ, inaccessible au public, appelé adyton. Nous ne savons pas si elle est visible au moment où elle accomplit son devoir. Il se peut que l'adyton soit protégé par une cloison comme celle qui isole le sanctuaire dans les églises orientales. Je suppose que les gens circulent sans faire de bruit dans le temple, que le clair-obscur impose un certain silence. J'ignore si leurs vêtements sont pourvus de poches et quel genre de petits objets ils peuvent porter sur eux. Les murs sont ornés d'armes consacrées à Apollon. Hérodote raconte qu'elles se sont décrochées toutes seules et se sont placées en position de combat pour défendre le sanctuaire contre les soldats perses. […]
 On n'a retrouvé aucun des piliers qui étaient placés des deux côtés de la porte d'entrée. On ignore quelles maximes, en dehors des deux que j'ai mentionnées - « Rien de trop », « Connais-toi toi-même » - y figuraient. Ni l'epsilon archaïque en bois, ni ceux en bronze et en or, offerts par les Athéniens et les Romains, n'ont été conservés.
Vassilis ALEXAKIS, La Langue maternelle, Fayard, 1995

mercredi 26 décembre 2012

Les ruines du monde grec sur Arte

La chaîne culturelle franco-allemande propose un dossier original, en relation avec sa série sur la Grèce, en cours de diffusion. Il s'agit de mettre en relation la situation économique actuelle de la Grèce et ses prestigieux sites archéologiques.


Consulter le dossier d'Arte...